h1

Panne d’Idees

September 7, 2007

Comme beaucoup l’ont dit dans les commentaires precedents, la Cote d’Ivoire est a une periode de son existence ou nos institutions sont mises a l’epreuve. Constatons nous une deliquescence generale des moeurs? Oui, mais le probleme est malheureusement general comme le montre Theophile.

Cependant quelles solutions a ce probleme? Un probleme plus profond que la corruption est le fait que nous Africains ne pensons pas assez. Ce n’est pas une injure que je fait. Nous ne pensons pas assez en tant que Ivoiriens a des mechanisme durables pour empecher la corruption, nous ne pensons pas assez a donner des exemples de probite aux plus jeunes. La corruption existe en CI parce que le systeme le permet.

Ai-je des solutions? je ne saurais le dire. Pourtant on peut se demander de quand date la derniere conference pour le combat contre la corruption en CI. Jamais je pense. Combien d’intellectuels on serieusement pense des solutions a ce probleme? On publie des livres sur le sujet ou on essayer d’expliquer a l’homme de la rue, en des termes apolitiques les implications negatives de tels comportements?

Chez nous, bien trop souvent, le critique est en meme temps politicien. Cette “combinaison ne marche pas”. Je suis sympathisant du FPI mais trouve que le debat sur la corruption est pertinent. Je veux dire, tous les membres du FPI ne sont pas forcement des anges. Inversement, tous les membres du FPI ne sont pas des demons avides d’argent et de pouvoir. Le pouvoir corrompt souvent, mais pas toujours. Le but est de permettre aux Ivoiriens de se creer les moyens de controller la gestions des taxes et impots qu’ils payent a l’Etat de sorte que ces revenus soient repartis de maniere equitable et rationnelle.
Il y a aussi l’Ivoirien lambda qui est responsable de cete situation de corruption.Posons nous une question simple:
Comment entrer a l’ecole de police d’Abidjan? je n’accuserais personne, mais il semblerait que l’admission soit payante de nos jours… Bien sur tous les agents de police ne sont pas FPI? Sont-ils? Alors pensons. Pensons a des solutions plutot qu’a recriminer sans fin.
Je me demande si le fait que l’Ivoirien ne soit pas associe de maniere assez directe aux decisions gouvernementales n’est pas la raison pour laquelle il ne s’emeut pas des malversations et autres detournements de fonds publics. Combien d’entre nous on deja rencontre leur depute? Combien d’entre nous ont ete consulte par nos depute concernant un projet de loi ou un debat parlementaire? Moi jamais. Donc je considere le politicien un peu comme existant mais trop loin pour etre influence par mes actions. Est-il corrompu? Je pense ne pouvoir le sanctionner que lors des prochaines elections. Il a donc 5 annees grasses devant lui. Quels moyens sont a la disposition du citoyen pourqu’il s’approprie entierement le debat democratique. Car je pense que lorsque le citoyen sera au coeur du debat politique, alors seulement sera-t-il en mesure de comprendre ce que le gouvernement ou certains membres du gouvernement font des biens publics.

Comment mettre le citoyen au centre de ce debat? Les solutions sont surement nombreuses. Par exemple les deputes doivent faire leur travail et consulter plus regulierement leurs electeurs. Les ministres doivent faire des rapports publics reguliers sur les projets de leurs ministeres et les bugets de ceux-ci aisni que des depensent et raisons de ces depenses. Le citoyen doit mieux comprendre le systeme de perdiem accordes aux ministres et autres responsables gouvernementaux. Les lois du pays doivent obliger la publication reguliere (mensuelle, bimensuelle?) de tels rapports. Les information permettant la redaction de tels rapports doivent etre disponibles de sorte a permettre aux organismes de la societe civile de verifier les dires.
Ce n’est pas une affaire de Gbagbo ou de Bedie, ou autre. C’est une affaire d’Ivoirien voulant se creer un futur meilleur et donc pensant a des solution duarables contre ce fleau.

Le president actuel fait-il assez contre cet etat de fait? Peut-etre, peut-etre pas. Apportons d’abord les solutions et voyons s’il les acceptent ou les rejettent avant de diaboliser.

h1

No more leaders

August 31, 2007

I’m really amazed at what we Africans call Democracy. To elect a leader for a number of years seems enough to us. We expect that elected leader to be nice and cater for our problems and issues. When he doesn’t, the most courageous of us get in the street and make noise. The martyrs are then turned into post-mortem heroes. Sometimes, putchists organise a military coup and we are back to step one, that is fight for our democratic rights to choose another politician as leader. I know that the new generation of African leaders means well. Yet we cannot keep on repeating the same errors. This generation of leaders has the duty to create an environment that will foster a sane political debate between the people and the political class. The debate must be direct and crucial issues must be brought directly to the people through referendums. This debate must translate into clear control processes and institutions run by citizens and backed by constitutions. These institutions, run by citizens for citizens and not for politicians I must precise, will set the political agenda and control “in real time” the actions of political representants, not leaders. Africa have had enough leaders already. We need representants now.

h1

Hindering Borders

August 31, 2007

In his post,  entitled  ‘Le boulet des frontieres’, which I translate to “Hindering Borders”, Edgard Yapo, a journalist from Ivory Coast, argues that colonial inherited borders, eventhough arbitrary, have a negative impact on the African Solidarity. Those borders are existing solely as the reminder of the exogenous and still actual interests of not so long gone “masters”. What are other African states doing to help the brothers of Niger in their bitter adventure with French Areva? (see an article on forbes.com)
The African “un-solidarity” is directly linked to those borders of shame. I agree with him. We think of different yet complementary solutions to this African problem. Here are my commentaries on Yapo’s enlightening views.

h1

Letter to Edgard on African Democracy.

August 31, 2007

  Edgard advocates in one of his articles ( Le boulet des frontieres ) the birth of a truly independent African civil society.

This would allow the creation of a real African solidarity according to him. Fragilized African States would then rely on the civil society in their struggle for sovereignty in the face of continuous imperialism harassment. I agree with him that a strong civil society is key to such a revival of African States. Yet such a strengthening of the civil society cannot happen if the institutional framework does not permit a better control of governmental action by the people. Edgard in his response to my commentary showed the extent of his knowledge on the question and explained how Education, by producing better trained and knowlegeable Africans, can really help in the coming of that real civil society.

For my part I think that creation of a strong civil society in Africa can be sought for in many different ways. I still believe that a strong civil society which does not have the right tools to express itself is bound to failure. What I mean is the enabling tools for such a movement are to be found and written inside the constitution of the state in which the civil society operates. The « Street » is not an institution. To gather one thousand or a million schooled and smart people in the street does not change anything to the political orientation of a country if the political leaders just choose to be blind or deaf.

I’m sorry to say this but the real battle has to be waged on the constitutional ground. It is in the constitutions of the different African countries that mechanisms have to be set that allow the people to directly set the political agenda. African constitutions have to be rewritten such that the people can, by their own volition, get the politicians to truly represent and fight for their needs. And no, I do not believe that the right to choose a leader is by itself the definition of democracy. It is the ability for the people to control, at any time, their destiny that we can call Democracy. This ability has to be ascertained by constitutions (thus the fundamental law) in the form of institutions or explicitly defined political and democratic processes controlled by the people. Education would be a curse if the people cannot act upon their knowledge. I’m for a move towards direct democracy for the African people.

h1

Letter to Edgard Yapo

August 31, 2007

 Bonjour Edgard. Ton texte ( Le boulet des frontieres ) est tres interessant et tres bien ecrit.
La partie de l’article qui a retenu mon attention est celle-ci:
« C’est pourquoi, une multiplication d’acteurs échappant au contrôle des institutions classiques s’impose. »
Je voudrais seulement te poser cette question: Une societe civile reellement independante peut-elle influencer de maniere efficace et efficiente le debat politique avec les outils institutionnels a sa disposition? Par exemple les outils institutionnels a la disposition du citoyen Ivoirien, donc de la societe civile en general, sont les elections (legislatives et presidentielles). Reconnaissons que, dans le cas ideal, le droit d’expression permet a la societe civile de sensibiliser les populations sur les sujets importants et ainsi influence le resultat des differents scrutins. Cependant, ce processus de sanction des peformances de la classe politique par les urnes est long (la periodicite des elections legislatives et presidentielles en Cote d’Ivoire est de 5 annees) et ne permet pas aux populations d’intervenir directement et a temps sur les decisions politiques qui les concernent. Il ne reste souvent a la societe civile que le recours a la rue comme moyen d’expression. La probleme, a mon avis, viendrait de la facon meme dont nous comprenons le terme « Democratie ».
Le Larousse definit la democratie comme une « forme de gouvernement dans lequel la souverainete emane du peuple ». Par cette definition nous comprennons que l’autorite est conferee par le peuple. Encore reste a savoir a qui est confere cette souverainete emanant du peuple. Sur ce point la definition du Larousse ne s’etend pas.
Prenant un dictionnaire anglais, le Webster’s New World Dictionary, on peut lire cete definition de la Democratie:
« Governement by the people directly or through representatives ».
Ce qui se traduit par un gouvernement direct par le peuple ou du peuple a travers des representants. Cette definition definit donc les recipiendaires du pouvoir emanant du peuple et stipule que ces recipiendaires peuvent etre le peuple lui-meme sans besoin d’intermediraires.
Il se trouve qu’en Cote d’Ivoire, et dans beaucoup de pays Africains ayant choisis la voie de la Democratie, le pouvoir emanant du peuple est remis au President de la Republique(pouvoir executif) et aux deputes (pouvoir legislatifs), elus au cours d’elections par suffrage universel.
Comme dit plus haut, dans le cas de la Cote d’Ivoire ce processus electoral se deroule par periode de 5 annees (ou quinquenat). La souverainete appartient-elle toujours au peuple pendant ces 5 annees, ou bien est elle la propriete du President et de l’Assemblee Nationale? En d’autre termes, quels moyens institutionels garantissent que le peuple, dont emane le pouvoir, continue de controler ceux qu’il s’est choisi comme representants. La encore, la semantique n’est pas innocente. Le peuple se choisit-il des representants ou bien se choisit-il des dirigeants?
Voici ce que dit le Larousse sur le verbe « representer »:
« Tenir la place de quelqu’un, d’un groupe, agir en son nom. Etre le symbole, incarner. »
Quant au verbe « diriger »,en voici la definition selon le meme dictionnaire:
«Conduire, mener, commander. Donner telle ou telle orientation. » 
Ainsi, nous voyons que les verbes « representer » et « diriger » ne sont pas synonymes. Ainsi, selon la definition du Webster, la Democratie est donc le fait que le peuple se choisisse un representant. Cette definition ne contient aucune connotation sur un rôle de leader ou d’orientation du/des representant(s) choisis librement par le peuple.
Quant a la definition du Larousse, elle non plus ne fait aucune allusion au rôle devolu au(x) recipiendaire(s) du pouvoir.
Il faut comprendre qu’un « leader » ou « commandant » elu, de par la definition de ces mots, decide des orientations, quand un « representant » elu ne fait que representer la volonte de ces mandataires.
Avons nous en Afrique, des dirigeants ou des representants? Que prefereraient les peuples Africains dits souverains?Quand un peuple Africain se choisit un president et des deputes, est-il en train de se choisir une classe polique qui a pour rôle de le guider? Ou bien se choisit-il des representants qui seront a l’ecoute de ses besoins, et devront agir en consequence et lui rendre compte quand le peuple le decidera et non seulement aux elections? 
Les roles et pouvoirs des differents acteurs des institutions formant les Etats Africains sont definis par les Constitutions de ces Etats respectifs. Faut-il alors rechercher dans ces constitutions la veritable definition des roles des recepiendaires de la souverainete populaire?
Ceci ramene a la question que je t’ai pose au debut de cette lettre Edgard, a savoir quels outils institutionnels a la disposition du citoyen Africain lui permettent un contrôle « en temps reel » des actions des membres de la classe politique gouvernante et « legiferante »?
A mon avis, le pouvoir d’action de la societe civile depend des reponses que les peuples Africains choisiront de donner a ces questions. 

h1

Salut a tous

August 31, 2007

D’abord merci d’avoir jeter un coup d’oeil a ce blog.  Je voudrais qu’on ai ici l’occasion de parler de la Democratie dans un contexte Africain. Je ne suis pas un expert dans le domaine. Je suis juste oblige de m’interesser au sujet car la politique em Afrique m’influence que je le veuille ou pas. Cependant ici je ne remettrais pas en cause la necessite de Democracy veritable en Afrique. Je m’interrogerait seulement sur ce qu’elle devrait etre. 

NB: j’utilise un clavier qwerty donc excusez moi pour le manque d’accents aigus, circonflexes, de cedilles et autres :-(

Follow

Get every new post delivered to your Inbox.