Comme beaucoup l’ont dit dans les commentaires precedents, la Cote d’Ivoire est a une periode de son existence ou nos institutions sont mises a l’epreuve. Constatons nous une deliquescence generale des moeurs? Oui, mais le probleme est malheureusement general comme le montre Theophile.
Cependant quelles solutions a ce probleme? Un probleme plus profond que la corruption est le fait que nous Africains ne pensons pas assez. Ce n’est pas une injure que je fait. Nous ne pensons pas assez en tant que Ivoiriens a des mechanisme durables pour empecher la corruption, nous ne pensons pas assez a donner des exemples de probite aux plus jeunes. La corruption existe en CI parce que le systeme le permet.
Ai-je des solutions? je ne saurais le dire. Pourtant on peut se demander de quand date la derniere conference pour le combat contre la corruption en CI. Jamais je pense. Combien d’intellectuels on serieusement pense des solutions a ce probleme? On publie des livres sur le sujet ou on essayer d’expliquer a l’homme de la rue, en des termes apolitiques les implications negatives de tels comportements?
Chez nous, bien trop souvent, le critique est en meme temps politicien. Cette “combinaison ne marche pas”. Je suis sympathisant du FPI mais trouve que le debat sur la corruption est pertinent. Je veux dire, tous les membres du FPI ne sont pas forcement des anges. Inversement, tous les membres du FPI ne sont pas des demons avides d’argent et de pouvoir. Le pouvoir corrompt souvent, mais pas toujours. Le but est de permettre aux Ivoiriens de se creer les moyens de controller la gestions des taxes et impots qu’ils payent a l’Etat de sorte que ces revenus soient repartis de maniere equitable et rationnelle.
Il y a aussi l’Ivoirien lambda qui est responsable de cete situation de corruption.Posons nous une question simple:
Comment entrer a l’ecole de police d’Abidjan? je n’accuserais personne, mais il semblerait que l’admission soit payante de nos jours… Bien sur tous les agents de police ne sont pas FPI? Sont-ils? Alors pensons. Pensons a des solutions plutot qu’a recriminer sans fin.
Je me demande si le fait que l’Ivoirien ne soit pas associe de maniere assez directe aux decisions gouvernementales n’est pas la raison pour laquelle il ne s’emeut pas des malversations et autres detournements de fonds publics. Combien d’entre nous on deja rencontre leur depute? Combien d’entre nous ont ete consulte par nos depute concernant un projet de loi ou un debat parlementaire? Moi jamais. Donc je considere le politicien un peu comme existant mais trop loin pour etre influence par mes actions. Est-il corrompu? Je pense ne pouvoir le sanctionner que lors des prochaines elections. Il a donc 5 annees grasses devant lui. Quels moyens sont a la disposition du citoyen pourqu’il s’approprie entierement le debat democratique. Car je pense que lorsque le citoyen sera au coeur du debat politique, alors seulement sera-t-il en mesure de comprendre ce que le gouvernement ou certains membres du gouvernement font des biens publics.
Comment mettre le citoyen au centre de ce debat? Les solutions sont surement nombreuses. Par exemple les deputes doivent faire leur travail et consulter plus regulierement leurs electeurs. Les ministres doivent faire des rapports publics reguliers sur les projets de leurs ministeres et les bugets de ceux-ci aisni que des depensent et raisons de ces depenses. Le citoyen doit mieux comprendre le systeme de perdiem accordes aux ministres et autres responsables gouvernementaux. Les lois du pays doivent obliger la publication reguliere (mensuelle, bimensuelle?) de tels rapports. Les information permettant la redaction de tels rapports doivent etre disponibles de sorte a permettre aux organismes de la societe civile de verifier les dires.
Ce n’est pas une affaire de Gbagbo ou de Bedie, ou autre. C’est une affaire d’Ivoirien voulant se creer un futur meilleur et donc pensant a des solution duarables contre ce fleau.
Le president actuel fait-il assez contre cet etat de fait? Peut-etre, peut-etre pas. Apportons d’abord les solutions et voyons s’il les acceptent ou les rejettent avant de diaboliser.
